La piste politique se dessine après l’incendie volontaire qui a visé BATS, au Sart-Tilman (Liège). Cette entreprise de munitions, active dans le secteur de la défense, a été touchée par trois départs de feu distincts.
L’incendie s'est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi. Trois départs de feu distincts ont été constatés. Une information judiciaire est en cours.
L’acte a depuis été revendiqué dans un mail signé « Black Fire » reçu mercredi par notre rédaction. Les auteurs y présentent clairement leur geste comme politique. Ils affirment avoir visé BATS en raison de son appartenance à Israel Aerospace Industries et de ses activités dans le secteur de la défense.
Dans leur texte, ils accusent les technologies développées par BATS de servir à « contrôler les populations », « renforcer les frontières » et « équiper la guerre à l’échelle mondiale ». Ils estiment que ces activités suffisent à « justifier de réduire BATS en cendres » et affirment vouloir « riposter par le feu » contre ce qu’ils qualifient d’« impérialisme ».
Cette revendication ne permet toutefois pas, à elle seule, d’identifier les auteurs de l’incendie ni d’établir qui se cache derrière la signature « Black Fire ».
Le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) attribue pour sa part les faits à « l’extrême gauche ». Il met également en cause le PTB/PVDA, qu’il qualifie de « bras politique » de cette violence.
Raoul Hedebouw rejette ces accusations. Le président du PTB affirme que son parti n’a aucun lien avec ces incendies et dénonce une tentative de « criminalisation » de sa formation politique.
À ce stade, aucun élément communiqué par la justice n’établit de lien entre le PTB et les faits. L’enquête devra notamment identifier les auteurs de l’incendie et vérifier l’authenticité de la revendication.